
Collectif CARASS
Centres Africains de Recherche Avancée en Sciences Sociales
Qui sommes-nous ?
En janvier 2026, sept centres africains de recherche en sciences sociales, issus de sept pays d’Afrique francophone – Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal – , se sont regroupés au sein du collectif CARASS.
Ces sept centres bénéficient tous d’une réputation à la fois nationale et internationale ; ils comptent tous des chercheurs et enseignants-chercheurs, des post-doctorants, des doctorants et des masterants ; ils ont tous à leur actif la réalisation de nombreux programmes de recherche qui ont donné lieu à de nombreuses publications ; ils intègrent tous une approche pluridisciplinaire – sociologie, anthropologie sociale, science politique, histoire, géographie sociale, économie… – et ils combinent tous méthodes quantitatives et qualitatives.
Nous sommes… pour une recherche africaine de qualité
Ces sept centres du collectif CARASS ont aussi en commun le souci d’une recherche de qualité et exigeante. Leurs chercheurs militent pour une recherche africaine en sciences sociales, qui soit de niveau international, productrice de connaissances empiriques nouvelles et robustes sur les sociétés africaines contemporaines. Ils militent et agissent en conséquence, en dépit des conditions difficiles dans lesquelles la recherche s’exerce en Afrique : faible soutien voire absence de soutien des pouvoirs publics ; dépendance envers les financements extérieurs des bailleurs de fonds ; crises, insécurité et censure.
Ces sept centres de recherche sont aussi des centres de formation universitaire qui s’attachent à transmettre cette rigueur aux étudiants et aux jeunes chercheurs. Convaincus de la nécessité d’une formation par la recherche en promouvant les « sciences de l’enquête », ils organisent des stages de terrain et encadrent les terrains des mémoires et thèses des masterants et doctorants, assortis de séminaires doctoraux, d’universités d’été, de colloques, de workshops, de mobilités académiques, d’accueils de collègues…
Nous sommes… pour une recherche utile aux pays africains
À travers le collectif CARASS, les sept centres de recherche affichent leur conviction selon laquelle les travaux menés en leur sein peuvent améliorer la qualité et la pertinence sociale des services que l’État, la société civile, le secteur économique ou encore les partenaires techniques et financiers offrent aux populations.
Ils effectuent des diagnostics approfondis et sans complaisance sur l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques et des projets de développement. Ils documentent aussi les innovations internes, les adaptations créatives, les réformes positives, les résiliences, les possibles que les acteurs publics n’envisageaient pas.
Les savoirs et les analyses que les centres de recherche du collectif CARASS produisent sur les réalités vécues des populations africaines concernent en réalité des domaines stratégiques pour l’avenir des pays africains : santé, éducation, sécurité, criminalité, mobilité, emploi, genre, jeunesse, délinquance, aide sociale, digitalisation…, autant de problématiques qui constituent à la fois des préalables et des objectifs des politiques publiques.
Nous sommes… pour le jeu d’équipe
Enfin, le collectif CARASS privilégie l’intelligence collective.
Dans chaque centre, nombre de recherches sont multisites et réalisées en consortium, tandis que la plupart sont le fait d’un travail d’équipe. Les résultats des programmes de recherche donnent lieu à des débats entre chercheurs, professionnels et acteurs publics, tandis qu’ils interpellent la société à travers des espaces publics et médiatiques. Des recherches-actions prennent place de façon collaborative et souvent avec la participation des acteurs de terrain ou des cadres des domaines investigués. Les chercheurs expérimentés appuient leurs jeunes collègues et des enquêtes de terrain collectives sont menées.
Au niveau du collectif CARASS, les activités de recherche sont et seront mutualisées. D’ores et déjà le « Manifeste de Cotonou », qui s’adresse aux États et aux institutions de développement au nom des sept centres, a été rédigé et diffusé. Il engage une vision nouvelle pour les sciences sociales et une responsabilité en partage avec les acteurs publics et la société.
Contact : collectifcarass@gmail.com
Les sept centres de recherche du collectif CARASS
GRIL, Groupe de recherche sur les initiatives locales (Ouagadougou, Burkina Faso)
Créé en 1994 dans le cadre du programme AUPELF-UREF, le GRIL est né comme « Jeune Équipe de Recherche » (J.E.R. n°2008) avec un premier programme sur « la gestion urbaine et le changement social au Burkina Faso ». Engagé dès ses débuts dans les études de genre, le GRIL a fondé l’Observatoire « Qui vive sur les conditions de vie des femmes », qui a organisé des manifestations scientifiques et culturelles et mené des recherches sur le divorce, le mariage par don ou « mariage forcé », l’histoire sociale des femmes accusées d’être des « mangeuses d’âmes », l’accès aux services juridiques et judiciaires, etc. Il vise à :
- offrir un cadre de collaboration entre chercheurs et praticiens burkinabè et étrangers ;
- impulser une recherche pluridisciplinaire sur les dynamiques locales ;
- fournir aux décideurs publics et privés des connaissances utiles sur les transformations sociales.
Structuré en cinq équipes thématiques, le GRIL agit à travers cinq moyens : (1) formation des doctorants et post-doctorants, (2) manifestations scientifiques (colloques, journées d’études, séminaires, etc.), (3) audits scientifiques, (4) publications et (5) mobilité académique (accueil de chercheurs et doctorants, séjours de membres au sein de structures partenaires). Après plus de trois décennies d’existence, et fort de nombreux travaux scientifiques ainsi que de partenariats avec des universités et centres de recherche nationaux et internationaux, le GRIL bénéficie d’un ancrage historique et se positionne comme un laboratoire de référence, reconnu au niveau national et international pour la recherche et la formation scientifiques.
Programmes de recherches en cours
- “Promoting Climate Change Adaptation in a Context of Multiple Crises in Burkina Faso : The Role of Civil Servants” (PROMACS)
En collaboration avec l’Université de Copenhague/Danemark, l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS)/Burkina) (2024-29) (soutien financier de DANIDA) ;
- “Everyday displacement governance in peri-urban settings. Strengthening the Resilience of Sahelian Societies” (STRESS)
En collaboration avec l’Université de Roskilde/Danemark, Laboratoire d’Etudes et de Recherches sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local (LASDEL), l’Institut National des Sciences des Sociétés/Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique du Burkina Faso (INSS/CNRST), l’Université Abou Moumouni/Niger, Stockholm International Peace Research Institute, Save the Children Denmark), (2024-29), financé par DANIDA) ;
- “Évaluer les Systèmes Scientifiques et l’Organisation de la Recherche au Sahel en contexte de crise : résilience et innovations au Burkina Faso, au Mali et au Niger” (ESSOR-Sahel)
En collaboration avec LASDEL (Niger) et MACOTER (Mali) (2025-26) (soutien financier du CRDI).
3 publications récentes
- Fofana, Habibou (2025), L’affaire Norbert Zongo. Un mouvement de revendication populaire pour la vérité et la justice au Burkina Faso, Karthala.
- Ouédraogo, Jean-Bernard (2025), Images, imaginations et imaginaires. Invention et subversion des identités visuelles en Afrique, Amalion.
- Ouédraogo, Laurent T. (2024). Un coup de patte dans une fourmilière : Mutations foncières, agricoles et restructuration paysanne en pays nuna au Burkina Faso, Amalion.
Contact :
01 BP 1392 Ouagadougou 01 ; (+226) 25 33 73 99) ; laboratoiregril1@gmail.com; https://www.gril-ujkz.com/
MACOTER, Centre Malien de Recherche Avancée en Sciences Sociales (Bamako, Mali)
MACOTER est un centre de recherche et de formation interdisciplinaire en sciences sociales créé en 2016 à Bamako (Mali). Il est régi par une convention entre l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et trois universités publiques maliennes : l’Université Yambo Ouologuem de Bamako (ex-ULSHB), l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) et l’Université Kurukanfuga de Bamako (ex-USJPB). Le centre compte vingt-cinq chercheurs et enseignants-chercheurs titulaires issus des facultés publiques maliennes et des UMR françaises. Le programme scientifique porte sur 1°) les questions de cohésion sociale et de production des territoires ; 2°) la conflictualité et les formes de médiations sociales, culturelles, politiques ; 3°) l’analyse des politiques publiques de gestion des crises et post-crises. La recherche proprement dite est articulée en axes (ou programmes structurants) et en équipes s’inscrivant dans un ou plusieurs axes et s’appuyant sur des projets financés.
Labélisé Laboratoire Recherche & Développement en 2024 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Mali, MACOTER déploie son activité de recherche sur trois plans : une filière de formation par la recherche, à travers un master interdisciplinaire créé en 2017 et l’encadrement de doctorants au sein d’un séminaire doctoral ; la coproduction de projets de recherche avec des partenaires scientifiques internationaux et des PTF ; enfin, la diffusion et la valorisation des travaux de recherche, à travers la mise en place d’une revue et d’une collection, des colloques et conférences et le Forum universitaire de Bamako (FUB) qui, annuellement, promeut une « science citoyenne ».
Programmes de recherches en cours
- « La Suppléance. Analyse d’un espace de gouvernance endogène » (2021-2031)
Financé par l’AFD et sur fonds propres de MACOTER, le projet Suppléance est un programme structurant qui vise à identifier et analyser le champ des activités d’utilité générale que réalisent particuliers et/ou communautés pour suppléer l’absence ou l’insuffisance des services publics et des régaliens de l’État. Omniprésente dans nombre de sociétés africaines, la suppléance se caractérise par une économie de normes et de moyens, comparée à la délivrance des services par l’État, et elle est pensée en termes de passerelles prolongeant l’action de l’États aux ressources limitées. Quatre secteurs d’activité font l’objet de recherches : la santé et l’éducation, relatifs aux services publics ; la justice et la sécurité, qui relèvent du domaine régalien. À ces quatre secteurs s’ajoute une approche macro-économique de la suppléance.
- « Amélioration de la Base de Connaissance des populations du Mali » ( ABC-Mali, 2025-2028)
Porté par le consortium SIPRI (coordination scientifique), MACOTER (études qualitatives) et Point-Sud (études quantitatives), le projet ABC-Mali est financé par l’Union européenne pour 4 ans. Il a pour objectif principal d’actualiser les connaissances sur les populations du Mali à travers trois principaux axes : 1°) le suivi des processus politiques ; 2°) les mesures d’impact des principales interventions de l’Union européenne ; 3°) l’appui à la formulation de de nouveau programmes d’action. MACOTER a rendu une première étude consacrée aux dynamiques transfrontalières de la région sud-est du Mali, autour du pastoralisme, de la sécurité, de l’orpaillage et des mobilités.
- « Évaluer les Systèmes Scientifiques et l’Organisation de la Recherche au Sahel en contexte de crise : résilience et innovations au Burkina Faso, au Mali et au Niger » (ESSOR-Sahel, 2025-2026)
Financé par le CRDI canadien pour une durée de 18 mois, le projet ESSOR-Sahel est conduit par le consortium de recherche GRIL (Burkina Faso), LASDEL (Niger) MACOTER (Mali). Il vise à mettre en exergue les fragilités auxquelles sont confrontés l’enseignement supérieur et la recherche pour le développement dans les trois pays sahéliens de l’AES. Il s’agit concrètement d’appréhender les logiques de production de la recherche en contexte de crise(s), qui oscillent entre résignation, résilience et innovations face aux contraintes du financement des programmes, de la définition des objets et des thématiques de recherche, et de l’acceptabilité des résultats acquis par les différents acteurs publics (État, collectivités, PTF).
3 publications récentes
- Holder, Gilles (2024), « Services publics mobiles : une réponse aux contraintes des distances au Sahel », n°333, ISSN : 2492-2846, Les Editions Agence française de développement (AFD), p. 58 – https://www.afd.fr/fr/ressources/services-publics-mobiles-une-reponse-aux-contraintes-des-distances-au-sahel
- Coulibaly, Fatoumata (2024), « Orpaillage et genre : (re) questionner la division sexuée du travail sur le site d’orpaillage de Tourela », Afrique Contemporaine, vol. 1, n°277, pp. 221-235,https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2024-1-page-221.htm?tap=orkv5wx9lmrcv&wt.mc_id=crn-tap-a-796367
- Holder, Gilles (ed) (2024). « Suppléance dans l’éducation. Un nouvel espace de gouvernance endogène ? », Papiers de Recherche n°309. Éditions AFD. 52 p. URL : https://www.afd.fr/sites/default/files/2024-01-12-07-55/Suppléance_dans_l’éducation.pdf
Contact :
IPIS, Institut des Politiques et Initiatives Sociales (Yaoundé, Cameroun)
Créé en 2002 au sein de la Faculté de Sciences Sociales et de Gestion sous le nom du LAPSP (laboratoire africain des problématiques sociales de la pauvreté), rebaptisé Institut des Politiques et Initiatives Sociales en 2010, l’IPIS est un laboratoire de recherches, à caractère pluridisciplinaire et inter-facultaire. Ses travaux s’orientent principalement dans le champ des sciences sociales et des humanités tout en demeurant ouverts à d’autres disciplines. Ses domaines de travail concernent la formation initiale des étudiants dans les disciplines couvertes par l’institut, l’accompagnement et encadrement des doctorants, la conduite de projets de recherche (recherche fondamentale et appliquée) et l’animation et la valorisation scientifiques. Ses recherches sont orientées sur quatre grands axes de recherche : (1) politiques sociales ; (2) frontières, mobilités et enjeux humanitaires ; (3) sécurité, conflits et crises sociopolitiques ; (4) théories des Suds. L’équipe est composée de 10 chercheurs permanents dont trois doctorants, couvrant différentes disciplines des sciences sociales.
Programmes de recherche en cours
- « Upskilling for future generations : How can a gender and generation approach re-vision technical and vocational educational training (TVET) as a vehicle for genuine social transformation for slum-dwelling young women in Sierra Leone and Cameroon?» (GEN-UP)
Financé par Oxford Brookes University, ce projet de recherche-action s’intéresse aux modalités selon lesquelles des approches différentes d’enseignement et de formation technique et professionnelle peuvent participer à une plus grande autonomisation et insertion socioprofessionnelle des femmes et des jeunes filles avec en toile de fond, l’accès à un travail décent. Il s’agit également d’informer les populations et les dirigeants sur la nécessité de prendre en compte et de promouvoir des modèles pédagogiques qui font davantage la part belle au genre dans son versant égalité de sexe.
- « Tracking trust and suspicion: Analysing social media to sharpen Covid-19 public health responses in Cameroon» (MEDIACAM)
Financé par l’ANRS, le projet MEDIACAM, en tenant compte du caractère central de la communication politique en temps de crise sanitaire, visait à analyser et comprendre la façon dont les autorités de santé publique camerounaises peuvent affiner leur communication pour optimiser la diffusion d’informations fiables et améliorer leur réponse au COVID-19. Les objectifs secondaires du projet consistaient à: (i) explorer les réactions face aux mesures gouvernementales et à la dynamique de l’épidémie en analysant les commentaires et conversations sur Twitter et d’autres médias numériques; (ii) examiner les liens entre décisions gouvernementales et avis scientifiques; (iii) rendre compte de l’état des rapports État – société d’une part, et des rapports Nord-Sud dans le contexte de réponse au Covid-19.
- « Convergences de luttes: travail, enjeux écologiques et luttes sociales dans le secteur de la pêche et du transport au Cameroun »
À partir des secteurs du transport et de la pêche au Cameroun, le projet “Convergences de lutte”, financé par le CODESRIA, s’intéresse aux modalités à travers lesquelles des organisations collectives, syndicales ou associatives de ces secteurs déploient un environnementalisme de travailleurs. Ce dernier permet ou ambitionne de concilier des revendications liées à leurs conditions de travail, mais également relatives à la protection de la nature. Ce schéma dessine les contours d’une convergence entre aspirations syndicales traditionnelles et enjeux écologiques contemporains. Il s’agit de répondre à une série de trois questions : (i) quelles sont les motivations historiques et politiques à l’origine d’une intégration ou d’un oubli de la préoccupation écologiste dans les mobilisations des travailleurs dans les secteurs et pays ciblés ? (ii) comment s’exprime techniquement et politiquement cette intégration ou cet oubli de la préoccupation écologiste dans les mobilisations des travailleurs dans les secteurs et pays ciblés ? (iii) quelles perspectives pouvons-nous tirer de ces postures et éléments en vue d’une discussion critique de la situation de l’écologie politique en Afrique et de sa connexion aux problématiques du travail (et donc aux positions des travailleurs) ?
3 publications récentes
- Obah Y. H., (2025) Terrorisme et sécurité en mutation. Les dynamiques de Boko Haram et la transformation de l’État, Paris, L’Harmattan
- Kojoué L., Minfegue C., Lefort-Rieu C.., Mengue T., Vidal L. et Atlani-Duault L., (2025) “Rendre compte de la fracture politique. Crise sanitaire, communication gouvernementale et légitimité politique au Cameroun”,Global Africa, (9), pp. 130-141. https://doi.org/10.57832/6jvc-sq56
- Mengue, M.-T.. et Troit V., (2023) Transition humanitaire au Cameroun, Paris, Karthala
Contact :
BP 11 628, Université catholique d’Afrique Centrale ; ipisucac@yahoo.fr ;
(237) 691 361 587 – 237 696141 501.
IEFSG, Institut Éducation, Famille, Santé et Genre (Ziguinchor, Sénégal)
Créé en 2020 et reconnu officiellement par le décret 2025-1277 du 30 juillet 2025, l’Institut Éducation, Famille, Santé et Genre (IEFSG) de l’Université Assane SECK de Ziguinchor est un institut d’université ayant rang d’Unité de Formation et de Recherche. Il est doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. L’IEFSG a pour missions l’accompagnement technique, le renforcement de capacités et la recherche-action sur des thématiques en lien avec l’éducation, la famille, la santé et le genre. À ce titre, il est chargé : 1) d’exécuter des programmes et projets de recherche-action participatifs et pluridisciplinaires ; 2) de proposer et de dérouler des sessions de renforcement de capacités ; 3) d’aider à renforcer des expertises et de contribuer à la construction des politiques publiques ou actions de développement ; 4) de mettre en place, selon les demandes, un dispositif d’accompagnement technique ; 5) d’accueillir, dans le cadre des relations de coopération et d’échanges, des chercheurs travaillant sur les thématiques de l’Institut.
Son équipe se compose de 17 chercheurs permanents, de 13 chercheurs associés et d’une centaine d’enquêteurs.
Programmes de recherche en cours
- « JeRevDé »
Ce projet vise à questionner la façon dont les jeunes définissent la réussite, de même que la manière dont ils construisent leur propre parcours en fonction de cette définition. Il est financé par l’Agence Française de Développement et par le Conseil de Recherches en Sciences Humaines du Canada. Plus spécifiquement, les équipes du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Canada cherchent à comprendre les aspirations des jeunes dans le contexte des opportunités qui s’offrent à eux (en prenant en compte les facteurs territoriaux, du genre et de leur situation personnelle), à explorer les différentes facettes de ce qu’être jeune en Afrique contemporaine signifie, et à établir un lien entre les modèles de réussite et l’identité territoriale qui influence les individus.
- « Réajustement de l’école et adaptations des familles en situations post-crise au Sénégal » (JEAI CREAF)
Ce projet s’inscrit dans les dispositifs de soutien à la recherche de l’IRD et vise à documenter et à analyser comment les interactions entre les acteurs de la sphère scolaire et ceux de la sphère familiale, en situation post-crise, conduisent à la reconfiguration des apprentissages et à une transformation des dynamiques familiales. De façon spécifique, il s’agira, d’une part, d’identifier et de mesurer les ressources (matérielles, symboliques, relationnelles) qui ont été mobilisées pour faire face aux urgences. D’autre part, il analysera les reconfigurations familiales et les innovations à l’école pour évaluer comment elles peuvent préparer, structurer les réponses à d’autres crises. Ce faisant, il sera possible de décrire les conditions dans lesquels les savoirs expérientiels sont mobilisables (voire mobilisés) pour contribuer à la réduction des inégalités et au développement durable des territoires.
3 publications récentes
- Akindès, F., Hane, F. & Charlier, J.E. (2026) « Éduquer autrement ou périr : le défi de l’éducation pour le continent africain » Éducation et Sociétés, 55(1), 23-34. https://doi.org/10.3917/es.055.0023.
- Dione, I.D., Goudiaby, J.A., Hane, F. (2024) « Des pirogues pour nos malades : penser les dispositifs d’évacuation sanitaire dans les îles au Sénégal ». Anthropologie & Santé, n°29, mis en ligne le 22 novembre. https://doi.org/10.4000/12s9f
- Charlier, J.E., Hane, F., Goudiaby, J.A. & Croché, S. (dir) (2022). L’école africaine face à la Covid-19. Louvain-la-Neuve, Ed. Academia.
Contact :
institut-efsg@univ-zig.sn; https://iefsgzig.org/ ; +221 33 991 79 45
LASDEL, Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local (Niamey, Niger)
Le Laboratoire d’études et recherche sur les dynamiques sociales et le développement local (LASDEL) est un laboratoire nigérien et béninois de recherche en sciences sociales fondé en 2001. Comptant 37 chercheurs, il est présent sur deux sites, Niamey (Niger) et Parakou (Bénin). Le LASDEL collabore avec de nombreuses institutions de recherches africaines (Mali, Burkina Faso, Ghana, Togo, Guinée, Sénégal, Côte d’Ivoire) et internationales (Royaume-Uni, Suisse, Pays-Bas, France, Belgique, Luxembourg)
Il privilégie les recherches empiriques de qualité, menés en équipe, sur des thèmes ayant un intérêt à la fois scientifique et social (comme la délivrance des services publics). Ses programmes se répartissent en six pôles : (1) Etat, institutions, politiques publiques et pouvoirs locaux ; (2) politiques, systèmes et pratiques de santé ; (3) politiques de lutte contre les exclusions et les vulnérabilités ; (4) ressources naturelles, environnement et changement climatique ; (5) migrations, mobilités, frontières ; (6) sécurité et insécurités au Sahel.
Le LASDEL privilégie les méthodes qualitatives mais s’est récemment ouvert aux méthodes quantitatives. Il développe une animation scientifique (cf. les conférences des « mardis du LASDEL » à Niamey) et entend contribuer au débat public. Les résultats de ses recherche sont en open access sous la forme des Etudes et Travaux du LASDEL qui sont au 145ème numéro (www.lasdel.net).
La formation à la recherche constitue un axe fort du LASDEL, avec l’animation de mastères dans les universités de Niamey et Parakou, des écoles professionnelles (initiation aux méthodes qualitatives pour des publics spécifiques : agents de santé, personnels d’ONGs, etc.), et son Université d’été en direction de doctorants africains en sciences sociales (plus de 350 en 9 sessions de deux semaines).
A Niamey, le centre de documentation du LASDEL offre l’accès à des fonds importants (dont celui de l’IRD). Il dispose d’un service de gestion qualifié et expérimenté, avec un manuel de procédures administratives et comptables et un audit annuel de ses comptes.
Programmes de recherche en cours
- « Stop aux maladies non transmissibles » (STOP NCD)
Ce programme de recherche-action est mené en collaboration avec la London School of Hygiene and Tropical Medecine, le Ghana College of Physicians and Surgeons, l’Ashesi University, et l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso). Il porte sur l’analyse des obstacles à la prévention du diabète et de l’hypertension, et la co-construction de solutions réalistes/
- « Consolidation de la Paix et Cohésion sociale » (UNPBF)
Financé par le Fonds des Nations-Unies Pour la Consolidation de la Paix, ce programme comporte deux volets: quantitatif et qualitatif. Il s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre le LASDEL, la Haute autorité pour la consolidation de la paix au Niger et le PNUD.
- Savoirs Sahel-
Financé par l’AFD, ce programme comporte plusieurs volets : un colloque sur les innovations internes aux services publics en Afrique (qui a débouché sur un réseau de chercheurs africains travaillant sur cette question) ; une nouvelle session de l’Université d’été du LASDEL ; et la rencontre des centres africains de recherche en sciences sociales (d’où est issu le Manifeste de Cotonou).
3 publications récentes
- Diarra, Aïssa, N’Koué Emmanuel Sambieni et Nassirou Ibrahim, 2025 « Des solutions endogènes pour améliorer l’accès des jeunes aux services de santé sexuelle et reproductive en Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina Faso, Guinée, Niger, Sénégal et Togo », Etudes et Travaux du LASDEL, n°144
- Hamani, Oumarou, et Virginie Baudais, 2025 « L ’accès des populations déplacées aux services d’intérêt général dans le Liptako-Gourma nigérie L’exemple de la commune urbaine de Téra », Etudes et Travaux du LASDEL, n°139
- LASDEL, 2024 « ‘Les innovations au sein des services publics en Afrique francophone’, Actes du colloque international, LASDEL, Niamey 27-29 mars 2023 » Etudes et Travaux du LASDEL, n°133
Contact :
lasdel@lasdel.net ; www.lasdel.net ; (227) 20 72 37 80
LASDEL, Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local (Parakou, Bénin)
Le site de Parakou du LASDEL a été mis en place en 2005. C’est une des deux composantes du LASDEL, institution scientifique régie un statut commun et par une assemblée générale annuelle regroupant les chercheurs des deux pays (Niger et Bénin). Le LASDEL-Bénin a un directeur délégué, une autonomie gestionnaire et programmatique, et un statut associatif béninois
Le LASDEL-Bénin s’intéresse à l’analyse des dynamiques induites par la décentralisation et la gouvernance locale, à la délivrance des services publics/collectifs, au fonctionnement de l’Etat au quotidien. Il a une expertise forte sur la santé, le travail social, l’éducation, la sécurité et l’économie numérique. Ses principaux partenaires ont été ou sont la Coopération suisse, Lux-aid, l’Union Européenne, ACE-RECIT, Terre des hommes, Plan Bénin, Plan Waro, UNICEF, UNFPA, MAEJT, PNUD.
Il comprend actuellement 19 chercheurs, dont beaucoup sont enseignants titulaires dans les Universités d’Abomey-Calavi et de Parakou
Programmes de recherche en cours
- « Programme d’Analyse des Systèmes d’Apprentissage Paysans au profit des Lycées Techniques et des Acteurs de l’Agriculture « (PASAP-LTA)
Sur financement AFD en partenariat avec l’Agence de Développement de l’Enseignement Technique au Bénin, ce programme vise à produire des connaissances sur les apprentissages paysans dans le secteur agricole afin de renforcer les capacités des Lycées Techniques Agricoles en vue d’une plus grande efficacité des diplômés de ces lycées techniques.
- « Projet de recherche-action-formation pour l’accès pour tous aux services publics numériques au Bénin »
Financée par l’Ambassade du Luxembourg au Bénin, cette recherche vise à faciliter et d’améliorer l’accès et l’usage des Services Publics Digitalisés pour les citoyens béninois d’une part, et de contribuer à la réduction des fractures numériques d’autre part, en s’appuyant sur une recherche empirique rigoureuse.
- « Projet d’appui à la Fondation des Savanes Ouest Africaines » (PASOA)
Dans le cadre du Projet d’Appui à la Fondation des Savanes Ouest Africaines (PASOA), deux objectifs principaux définissent la prestation du LASDEL Bénin en tant que tiers-observateur : d’une part assurer un suivi continu des impacts environnementaux et sociaux résultant des activités du projet dans le Complexe W-Arly-Pendjari ; d’autre part fournir des rapports semestriels à la Fondation des Savanes Ouest Africaines (FSOA) ainsi qu’à ses partenaires, l’Agence Française de Développement (AFD) et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) pour faciliter une compréhension des progrès réalisés et des défis rencontrés et permettre une adaptation constante des stratégies du projet aux réalités locales.
3 publication récentes
- Mossi, Aziz et Sambieni, Emmanuel Nkoué (2025) « Insurrection jihadiste et économies illicites autour du parc du W (Bénin)», Etudes et Travaux du LASDEL, 137
- Badou, Agnès (2021) « La paternité précoce au Bénin : de la prévention à la gestion différentielle de la sexualité des adolescents » | Service social, 67, 1
- Bako-Arifari, Nassirou, Amouzou-Glikpa, Amévor et Chabi-Imorou, Azizou (2024) « Les relations intercommunautaires en contexte de menaces sécuritaires asymétriques au Nord-Bénin et au Nord-Togo », Etudes et Travaux du LASDEL, 132
Contact :
lasdel2005@yahoo.fr; (+229) 61 89 35 61 ; BP : 1383 Parakou (Bénin) ; www.lasdel.net
T4D, Transformation For Development Institute (Bouaké, Cote d’Ivoire)
Créée en 2023 et enregistré sous le statut juridique des association en 2024, Transformation For Development Institute (T4DI) est une association de recherche universitaire. Sorti des entrailles d’une expérience de l’attelage entre sciences sociales et philosophie à la Chaire Unesco de Bioéthique à l’Université Alassane Ouattara, T4DI a une longue et solide expérience en recherche fondamentale, recherche-action et expertise. La majorité des chercheurs sont ceux qui élaboraient et mettaient en œuvre les programmes de recherche à la Chaire Unesco de Bioéthique. S’appuyant sur ces expériences, T4DI veut promouvoir une meilleure compréhension des contextes sociaux, économiques et politiques, afin d’éclairer les politiques publiques et d’accompagner les processus de décision. Basée à Abidjan et opérant en partenariat avec des universités africaines notamment, elle regroupe des chercheurs en sciences sociales (sociologie, science politique, économie, géographie, histoire, démographie, anthropologie). En collaboration avec des universités partenaires du Nord et du Sud, T4DI s’engage activement dans le renforcement continu des capacités méthodologiques des chercheurs en sciences sociales, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de programmes de recherche. Axée sur la recherche-action et les sciences sociales appliquées, T4DI produit des savoirs et développe des expertises contextualisées dans des domaines stratégiques tels que la santé et les politiques du risque, l’environnement, la gouvernance, la gestion des ressources naturelles, les droits civiques et politiques, l’action humanitaire et démocratie et jeunesse. Elle met l’accent sur la compréhension des transformations sociétales afin de proposer des réponses adaptées et durables. Elle conseille et contribue activement à la formulation et à la mise en œuvre des politiques publiques, en traduisant les connaissances en actions concrètes.
Programmes de recherche en cours
- « Améliorer le taux de vaccination, la prestation de services et l’accès financier à des soins de santé de qualité pour les communautés de petits producteurs de cacao en Côte d’Ivoire ».
Financé par GAVI et Tony’s Open Chain, ce programme a pour objectif de comprendre le contexte culturel, social, politique et économique dans lequel cette initiative est déployée, afin d’accompagner et d’orienter au mieux les stratégies d’Elucid et de GAVI visant à améliorer durablement la couverture vaccinale et l’accès à des soins de santé de qualité pour les agriculteurs. Conduite dans le cadre d’un partenariat entre Elucid, l’Université Alassane Ouattara et l’Université Charité de Berlin, la recherche est menée dans six régions, impliquant 21 districts sanitaires en Côte d’Ivoire. Ce programme s’inscrit dans le cadre d’une recherche-action. Il produit des savoirs issus d’une recherche fondamentale, qui sont ensuite traduits en actions concrètes afin d’accompagner les interventions sur le terrain.
- « Autonomisation des femmes dans la région du Loh-Djibouah en Côte d’Ivoire »
Financé par le Conseil régional du Loh-Djibouah, ce projet de recherche-action vise à identifier les potentialités locales pouvant servir de leviers pour la définition de politiques de développement local en faveur des femmes. Ce projet s’inscrit dans le cadre des travaux d’expertise de T4DI.
- « Formation des professionnels de santé sur les risques des infections nosocomiales dans les espaces de soins».
Financé par l’Institut Robert Koch et mis en œuvre en collaboration avec le CHU de Bouaké, ce projet vise à sensibiliser les professionnels de santé aux risques d’infections nosocomiales liés à leurs pratiques de soins, mais également à leur fournir des outils socio-anthropologiques pour évaluer ces risques au quotidien dans le cadre de leurs activités. Ce projet constitue le prolongement du programme PACCI (Public Health Actions for Côte d’Ivoire), exécuté à la Chaire UNESCO de Bioéthique entre 2023 et 2026. Cette initiative de formation représente une phase opérationnelle de PACCI, car elle mobilise les savoirs produits par les chercheurs de T4DI pour accompagner les pratiques professionnelles sur le terrain. À l’instar du projet sur l’autonomisation des femmes dans la région du Loh-Djibouah, ce programme de formation s’inscrit également dans le cadre des travaux d’expertise de T4DI.
3 publications récentes
- Kra, Firmin, Francis Akindès, et Marc Egrot. (2022) « Rites funéraires, fenêtres d’opportunité et politiques de co-construction des réponses sociales aux épidémies ». Frontières 33, no 2 (2022): 1095223ar. https://doi.org/10.7202/1095223ar.
- Kondo, Akuélé Radha, Kathrin Heitz-Tokpa, Bassirou Bonfoh, et Francis Akindes. (2022) « Postgraduate Supervision Practices in Low Regulated University System in Côte d’Ivoire ». Article de colloque presented sur Eighth International Conference on Higher Education Advances. 8th International Conference on Higher Education Advances (HEAd’22), 14 juin 2022. https://doi.org/10.4995/HEAd22.2022.14861.
- N’Goran, Parfait, Aziz Mossi, et Bernard Bléou (2023). « C’est nous qu’on appelle les djihadistes » : Étude sur les signes avant-coureurs de l’extrémisme violent dans les régions frontalières du nord de la Côte d’Ivoire. Equal Access International, 2023.
Contact :
fakindes@uao.edu.ci ; (+225) 0102037543)
