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Année : 2015

Revue : Annales de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, Série B – Lettres et Sciences Humaines : 43-60

Lien de l’article :  https://www.researchgate.net/publication/317350489_La_fabrique_cadastrale_de_l%2…

Discipline : Sociologie

Auteur(s) : Gabin Korbéogo University Joseph Ki-Zerbo

Résumé


Depuis la fin des années 80 les pouvoirs publics burkinabè – soutenus par des agences internationales de développement dont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale et des pays occidentaux tels que les États-Unis d’Amérique et la France – promeuvent la formalisation des possessions foncières comme une stratégie de sécurisation foncière et de développement économique des milieux périurbains et ruraux. Ces politiques qui visent à domestiquer les pratiques foncières rurales pour les rendre mesurables, comptables, imposables et gouvernables rencontrent cependant des résistances de la part des acteurs ruraux. Cet article montre que ces contradictions sont des marqueurs de la différence des grandeurs ou des systèmes d’équivalences entre l’État libéral-individualiste et les formations sociales rurales communalistes-holistes. Dans ces configurations socio-politiques ce sont les acteurs sociaux – d’origine urbaine notamment – les mieux dotés en capital social et économique qui sont plus enclins à la formalisation de leurs possessions foncières. Les résultats de notre recherche révèlent que le faible pourcentage d’immatriculation foncière rurale est inhérent à l’insécurité socio- foncière que suscite la demande de titre, la méconnaissance relative des formalités et les coûts onéreux, au regard des faibles capacités d’investissements des acteurs ruraux.

Mots-clés

grandeurs, foncier, immatriculation, rural, périurbain, Burkina Faso

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